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SLOVAR les nouvelles


Mardi 25 septembre 2007
2e Salon de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire organisé par le CJDES et l’AFIJ.

Le salon et l’économie sociale et solidaire

Pouvez-vous nous expliquer l’origine de ce salon ?

L’économie sociale et solidaire (ESS), qui intervient dans tous les secteurs d’activité et représente plus de 11 % des salariés français, propose aussi des modes de gestion d’entreprise et d’entreprenariat originaux. Il paraissait donc intéressant de donner un coup de projecteur sur ce secteur. Nous souhaitons montrer qu’on peut y faire carrière, y exprimer pleinement ses compétences tout en y trouvant un sens supplémentaire.

Comme tous les secteurs, en raison du papy-boom, l’ESS va avoir besoin dans les années qui viennent d’attirer les candidats et particulièrement les jeunes. Ce forum peut aider le secteur à relever ce défi en le faisant d’avantage connaître. Et puis ce type d’événement peut aussi permettre de tordre le coup à certaines idées reçues. Nos concitoyens pensent souvent par exemple que les associations coûtent très cher à l’Etat et ne reposent que sur le bénévolat.

Or, les associations se sont beaucoup professionnalisées ces dernières années et emploient aujourd’hui plus d’un million de personnes. Elles sont un allié important de l’Etat qui leur confie de plus en plus de missions d’intérêt général. Dans de nombreux départements, le secteur associatif est le premier employeur. Je me rappelle avoir été surpris en apprenant récemment que l’économie sociale et solidaire est le premier employeur de la région Midi-Pyrénées, alors qu’on n’y parle que d’Airbus. Exemple intéressant d’ailleurs et qui rappelle que les sociétés commerciales sont régulièrement subventionnées par l’Etat.

Combien d’entreprises participantes cette année ?

Une centaine d’organisations seront présentes ou représentées.

Et combien de postes sont à pouvoir ?

Environ 3 000.

L’économie sociale et solidaire bien qu’elle emploie plus de 11 % des salariés français a du mal à se faire connaître du grand public. Comment l’expliquez-vous ?

L’ESS n’a jamais cherché à communiquer. Elle a plutôt eu tendance à se concentrer sur ses activités. Il est donc logique qu’elle ne soit pas très connue. La diversité qu’on peut trouver dans notre secteur est une chance et une richesse. Mais c’est aussi plus difficile de communiquer de façon globale et homogène sur ce secteur. C’est en train d’évoluer. Les organisations de l’économie sociale commencent à insister sur leurs spécificités. Et à se concerter, y compris de façon transnationale car l’économie sociale est partout dans le monde, pour proposer des messages communs.

Qu’est-ce qui distingue les entreprises de l’économie sociale et solidaire des autres ?

Est-il forcément nécessaire de définir l’ESS par rapport aux autres secteurs ? Il faut faire attention de ne pas tomber dans une démarche manichéenne qui opposerait les entreprises de l’ESS qui « placeraient l’homme au cœur de leurs préoccupations » des autres qui ne rechercheraient toujours en permanence que la seule maximisation des profits. Une définition de l’ESS devrait être suffisante.

L’économie sociale est définie par référence à ses statuts. Ce secteur se compose des coopératives, mutuelles et associations. L’économie sociale constitue un secteur autonome au sein duquel les structures sont gérées selon le principe « une personne, une voix ». La destination des excédents éventuellement réalisés est originale : soit ces excédents ne peuvent être partagés entre les adhérents (c’est le cas pour les associations) soit ils profitent équitablement à tous les adhérents ou salariés. L’économie solidaire quant à elle est axée vers les initiatives de développement local, de réinsertion et de lutte contre l’exclusion : insertion par l’économique, commerce équitable, tourisme solidaire...

Si je souhaitais créer une entreprise, pourquoi choisirais-je le statut de scop ?

Si vous souhaitez entreprendre collectivement, le statut de scop est intéressant. Il permet à chaque salarié de l’entreprise créée d’en devenir actionnaire. Et d’être pleinement associé aux grandes décisions. Ce statut est tout à fait compatible avec une activité économique performante. La SCOP Chèque Déjeuner rivalise sur son marché avec des poids lourds du secteur classique. Comme tout projet collectif, il faut beaucoup dialoguer. Mais cela favorise un excellent climat social, ainsi que la pérennité de l’entreprise car une partie importante des bénéfices est obligatoirement placée en réserve, pour parer les éventuels coups durs que réserverait l’avenir.

On parle de plus en plus des nouveaux emplois de services. L’ESS est-elle présente dans ce secteur ?

Les associations sont historiquement très présentes dans le domaine des services et du soin à domicile. L’économie sociale qui a une tradition d’implication des parties prenantes et particulièrement des usagers dans la définition et la conduite de ses projets est forcément à même de relever le défi du développement des services à la personne et de la satisfaction des besoins. A titre d’exemple, la SCOP Domicours est présente dans le champ des cours particuliers et la SCOP Domiance, qui vient d’être créée, propose aux ménages tout type de prestations à domicile.

La situation économique

La précarité est un des problèmes majeurs de notre époque. Quelle réponse l’ESS apporte-t-elle ?

On retrouve dans le secteur de l’insertion par l’activité économique des entreprises qui permettent à des personnes en difficulté (chômeurs longue durée, handicapés, jeunes sans formation...) de retrouver un emploi dans quelque métier que ce soit. Et de retrouver une autonomie et une utilité sociale indispensables à leur bien-être.

Allez boire un chocolat à Puerto Cacao, entreprise d’insertion située dans le 17e arrondissement de Paris. Cela rompt avec l’image misérabiliste qu’on peut avoir parfois de ces entreprises. Ce salon de thé est magnifique. Vous y consommerez d’excellents produits à base de cacao équitable. Et Guillaume, jeune entrepreneur tout droit sorti d’une grande école de commerce et qui a monté de "A à Z" ce projet, vous expliquera concrètement ce qu’est une entreprise d’insertion.

En tant qu’organisateur du salon de l’emploi dans l’ESS. Lorsque vous entendez la phrase devenue célèbre : « Travailler plus pour gagner plus », qu’est-ce que cela vous inspire ?

Comme toutes les petites phrases, elle est réductrice. Même son auteur serait sans doute prêt à le reconnaître. Certes, des Français souhaitent travailler davantage pour augmenter leur rémunération. Mais il y a aussi beaucoup de salariés qui ne souhaitent surtout pas augmenter leur temps de travail en raison de la pénibilité de leurs tâches.

Et puis un récent sondage montrait que 70 % des Français ne sont pas heureux dans leur travail. Alors si travailler plus veut dire déprimer plus, ça pose question ! La question du pouvoir d’achat et donc de la rémunération est importante. Mais il ne faut pas négliger non plus la question du sens que l’on trouve dans son travail.

Le Groupe SOS auquel vous collaborez œuvre de façon importante pour la réinsertion. La présence de Martin Hirsch au gouvernement est-elle pour vous un atout ?

Un peu tôt pour le dire.

Le chef de l’Etat a annoncé la création d’une commission indépendante sur le Smic. Pensez-vous que la fixation du montant du salaire minimum ne doit plus être faite par l’Etat ?

Il me semble que cette question est suffisamment importante pour que l’Etat reste compétent en la matière. Après, qu’il y ait une consultation la plus large possible sur cette question, c’est indispensable.

Ethique, entreprises et emploi

Bien que peu d’entreprises aient mis le développement durable à l’ordre du jour et que la RSE soit naissante en France, quelle est la position actuelle de l’ESS face à ces sujets ?

L’ESS a l’habitude de dire qu’elle fait du développement durable depuis toujours. Il est vrai que sa lucrativité limitée lui permet de se concentrer sur la qualité de sa gestion des ressources humaines et de la relation client ou usager. Mais quand on parle développement durable, on pense évidemment aussi au respect de l’environnement. Et là peut-être que nos organisations et particulièrement les associations, en dehors des associations environnementales bien sûr, ne se sont pas toujours senties très concernées par ce thème ô combien important. C’est en train de changer.

L’éthique et le commerce équitable sont de plus en plus considérés comme importants par les Français. Sont-ils porteurs en termes d’emplois et auront-ils leur place sur votre salon ?

Le commerce équitable, le tourisme solidaire et plus largement la solidarité internationale auront leur place. Ce secteur peut aujourd’hui offrir de belles carrières. Les ONG ont avancé sur le chemin de la professionnalisation et sont aujourd’hui capables d’offrir des conditions de travail et des rémunérations correctes. Le commerce équitable est encore un secteur émergeant. Les postes sont encore peu importants, mais une entreprise comme Ethiquable démontre que lorsque les produits proposés sont de qualité, la croissance et le développement et donc l’augmentation du personnel sont au rendez-vous. L’enseigne Alter Mundi propose quant à elle à des entrepreneurs en devenir de créer leur emploi en développant leur boutique de commerce équitable.

Merci Nicolas.

2e Salon de l’emploi dans l’économie sociale et solidaire
les 4 et 5 octobre prochains à
l’Usine à La-Plaine-Saint-Denis


Vendredi 16 février 2007
BonVote qui est un portail traitant de la campagne présidentielle a établit avec TECHNOCRATI le classement des blogs les plus influents.
Outre Slovar qui occupe la 103 eme place, figurent :

AGORAVOX (2 eme)
ChampG (45 eme)
EUROPEUS (51 eme)
Sur lesquels de nombreux articles de Slovar les Nouvelles ont été publiés

Le classement complet ICI


Lundi 12 juin 2006

Le nouveau Slovar les Nouvelles est arrivé !!!

Plus axé sur les expressions économiques et sur les faits de société cette nouvelle adresse permettra aux internautes fidèle à Slovar de découvrir un nouvel espace de débat.

http://slovar.blogspot.com

A lire également les chroniques sur AGORAVOX le journal citoyen

Agoravox


Mercredi 3 mai 2006
SOS, ça vous dit quoi ? Pour beaucoup cela évoque l’appel au secours dans les cas d’urgence et pour d’autres de mauvais souvenirs d’entreprises intervenant en cas de perte de clés ou de plomberie défaillante.

Alors que peut bien signifier le nom « Groupe SOS » ? Laissons-les se présenter :

« Le Groupe SOS est un ensemble de structures qui rassemble aujourd’hui 2 000 collaborateurs et 130 établissements d’accueil, de soins, d’hébergement, d’insertion, d’éducation et de formation professionnelle avec un objectif commun : la lutte contre les exclusions »

Le groupe SOS est surtout un des acteurs importants de l’économie sociale dont les media et les politiques semblent avoir oublié jusqu’à l’existence. Petit rappel pour ceux qui, comme l’écrivait François CAVANNA ne l’on pas vue, pas vue mais en ont entendu parler.

" L'économie sociale est constituée d'activités économiques réalisées par des entreprises principalement coopératives, et par des mutuelles et des associations qui respectent les principes suivants : Souci de service des membres ou de la collectivité au delà du simple profit :

Autonomie administrative

Processus de décision démocratique (gestion démocratique)

Priorité donnée aux personnes et au travail plus qu'au capital dans la distribution des revenus"

au regard de cette définition, les entreprises de l'économie sociale peuvent se définir comme des "organisations au sein desquelles se pensent de façon équitable le partage du pouvoir et le partage de la valeur ajoutée"

Le groupe SOS est à l’initiative de la création de nombreux emploi par l’insertion dans des domaines divers comme :

La restauration, au travers de : L’auberge qui est une entreprise d’insertion qui allie activités de restauration et insertion sociale et professionnelle.
http://www.lauberge.fr/

Le commerce équitable : Altermundi qui est une boutique qui allie activités de vente de mobilier, objets d’art, objets de décoration issus du commerce équitable et insertion sociale et professionnelle. (A découvrir et acheter les célèbres baskets brésiliennes VEJA )
http://www.altermundi.com/

L’évènementiel avec l’Usine : Située en face du Stade de France, l'entreprise d'insertion L'Usine fête son 5ème anniversaire. Restauration de grande qualité et ingénierie événementielle exceptionnelle pour des clients prestigieux et exigeants, création d'une activité de traiteur bio-équitable
http://www.lusine-evenements.com/

Mais aussi Alterauto un service de location de voitures haut de gamme dont les chauffeurs sont recrutés en contrats d’insertion et les véhicules dotés d’un moteur hybride, moitié électrique, moitié à essence.

A la question : « Quelles sont les ambitions du Groupe SOS ? » la réponse est immédiate

« Etre un prestataire de services capable de répondre efficacement à des attentes sociales, ce qui se concrétise notamment par le fait de répondre à des appels d’offres publics,

être une force d’innovation et de propositions auprès des pouvoirs publics pour faire évoluer les politiques publiques et susciter des réponses à des besoins sociaux pas encore satisfaits. Pour répondre à ces enjeux, le Groupe SOS a fait des choix d’organisation, de gestion des ressources humaines, de mutualisation des moyens, qui sont originaux, et se révèlent être encore peu diffusés dans le secteur de la lutte contre les exclusions »

Le site Web du Groupe SOS regorge d’informations concernant cette économie alternative qui loin de privilégier les colloques et autres meetings a fait de l’action son credo.

Alors en ces temps de déclarations tapageuses sur l’amour de la patrie et la qualification des futurs émigrés, il est encourageant et rafraîchissant de constater que la vie économique d’un pays ne se limite pas aux méga fusions ou à la flexibilité excessive.

Messieurs nos dirigeants, lorsque l’envie vous prendra d’évoquer la précarité, regardez de plus près le travail quotidien de ceux qui connaissent vraiment le sujet mais pas uniquement pour briller sur un plateau de télévision !!

Sources Groupe SOS
http://www.groupe-sos.org/index.php
CJDES
http://www.cjdes.org/


Dimanche 6 novembre 2005

Depuis la parution de mon dernier post, plusieurs villes françaises ont connu des embrasements.

Est-il inpensable que le président de la république continue de privilégier sa haine du ministre de l'intérieur plutôt que de s'adresser à la nation.

Les habitants des banlieues sont aussi français que ceux qui habitent dans des endroits plus agréables.

M. Le Président, vous aviez déclaré en parlant de la situation écologique de la planète : "Il y a le feu à la maison" Je serai tenté de vous dire qu'il y a le feu à votre pays et que vous deviez vous en occuper

Jean Claude BENARD

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